visites sur rendez-vous

GABRIELA HÉBERT | RÉSIDENCE VITRINE SONORE

GABRIELA HÉBERT
21.08 — 03.09 / 2022

RÉSIDENCE DE CRÉATION SONORE

Étudiante au baccalauréat en création sonore de l’Université de Montréal, Gabriela Hébert s’est vu offrir une résidence d’artiste de deux semaines à Sporobole. L’œuvre sonore issue de cette résidence de création sera diffusée dans la vitrine sonore.

 

Coexistence

Avec cette installation sonore, le passant est interpellé avec un paysage sonore (et visuel) parallèle à celui où il se trouve. Des mots, des sons, qu’ils soient reconnaissables ou inconnus, sont diffusés dans le but de le plonger subtilement dans cette dimension sonore. Pour considérer ou ignorer. Pour regarder ou voir. Écouter ou entendre. 

Cette installation a pour but de remettre en question la connectivité de la collectivité, qui a été polarisée depuis les deux dernières années. Par les pensées, les mots, les rires qui se rassemblent, s’entrechoquent, s’acharnent, s’adaptent et coexistent. Inspiré du mouvement surréaliste, ce projet est dans l’essence de l’onirisme et du paradoxe. Vivre un présent figé dans le temps, partagé dans le moment présent.

Ce paysage sonore est conçu comme un monde imaginaire inspiré des tonalités de la nature et des bruits urbains auxquels nous pouvons tous nous identifier, nous plongeant dans un temps et un espace éphémères. Une conversation entre glitch et oiseau, symbolisant le paradoxe des mondes coexistants dans les mélodies de la modernité. La composition utilise des sons indésirables généralement capturés durant l’enregistrement sur le terrain (tel que le vent, les glitchs et la ville grouillante), donnant ainsi une nouvelle esthétique qui évolue au fil de la journée, en parallèle avec la nature, et visitant le potentiel des extrêmes en douceur.

 

À travers les 16 haut-parleurs, des échanges en différentes langues seront diffusés, invitant à la tentative de se comprendre et d’échanger. En marchant vers le centre de l’installation, les langues se mélangent, s’entremêlent et elles finissent par se définir dans la langue que nous comprenons (présentée ici en français) en s’éloignant vers les extrémités.

 

Crédits photo
Direction artistique et modèle : gabrielahebert
Photographe : Jessy Colucci