Adam Basanta | Lancement Désobéissance algorithmique
C’est avec beaucoup de fierté que Sporobole lance la publication Désobéissance algorithmique d’Adam Basanta dans le contexte de l’exposition How You Produce Eternity, Soft Collisions Amongst Machines!
Pour l’occasion, l’artiste s’entretiendra avec Georges Azzaria, professeur de propriété intellectuelle et de méthodologie à la Faculté de droit de l’Université Laval à Québec, et Maxime St-Hilaire, professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke.
À propos de Désobéissance algorithmique
Et si nous considérions le droit non pas comme un système de règles, mais plutôt comme un algorithme informatique? Ou comme une membrane biologique? Ou encore comme un moyen d’expression artistique?
Dans cet ouvrage, Adam Basanta réinvente le droit à travers le prisme de l’informatique, de l’évolution et de l’art. Ses réflexions y côtoient celles du chercheur et commissaire Martin Zeilinger, présentées dans un manifeste tactique destiné aux artistes qui s’intéressent à l’IA générative, et celles du juriste Maxime St-Hilaire qui révèle que l’art contemporain et la théorie juridique pourraient être fondamentalement interchangeables.
Alors que l’IA révèle les « points faibles » du droit et que les artistes développent de nouvelles tactiques de résistance, ces trois perspectives convergent vers des questions urgentes : comment pouvons-nous retrouver notre capacité d’action lorsque les algorithmes désintermédier court-circuitent les processus humains? Quel travail de changement de paradigme pourrait transformer notre compréhension du droit lui-même? Que se passe-t-il lorsque des artistes, des technologues et des penseurs juridiques collaborent à la frontière de leurs disciplines?
Publié en collaboration avec les éditions Juste titre (Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke), le livre explore l’intersection complexe entre l’art, le droit et l’intelligence artificielle
Contenu
Dans son essai « Rencontres insolites : le droit comme _ », Adam Basanta propose quatre expériences de pensée qui redéfinissent le droit comme un algorithme, comme différents niveaux d’abstraction, comme une interface virtuelle (ou membrane biologique) et comme un média artistique. De son côté, Martin Zeilinger analyse comment les artistes peuvent résister à l’emprise des entreprises d’IA par des pratiques tactiques comme l’injection de requêtes (prompt injection) et par la dérive chorale dans un texte intitulé « Pour une tactique de désintermédiation dans l’art créé par l’IA ». Enfin, la réflexion au cœur de « Art et droit contemporains : une convertibilité en-deçà de la fonction » de Maxime St-Hilaire explore les similitudes structurelles entre le droit et l’art contemporain, et suggère qu’ils sont devenus mutuellement convertibles.
Colophon
Direction et Édition
Vicky Chainey Gagnon, directrice de la programmation artistique chez Sporobole
Margot Cittone , éditrice pour les éditions Juste titre
Conception et Collaboration
Julie Espinasse, conceptrice graphique de l’Atelier Mille Mille
Accompagnement à la recherche
Maxime St-Hilaire, professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke et coordonnateur du projet
Anne-Sophie Hulin, professeure adjointe à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke
Alexandra Popovici, professeure associée à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke
Langues
Français et anglais
183 pages
La publication a été rendue possible grâce au soutien du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Ville de Sherbrooke.
À propos des intervenants

Maxime St-Hilaire (LLB, LLM, LLD, certificat en études classiques) est professeur titulaire à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, où il fut le principal instigateur et le coordonnateur de la résidence d’Adam Basanta en 2024-2025. Il y enseigne et mène des recherches en droit constitutionnel et en philosophie du droit, ce qui l’a conduit à se pencher sur la question des conditions de la liberté de création artistique et littéraire. Ses publications comprennent Les positivismes juridiques au XXe siècle (Presses de l’Université Laval, 2020 ; 2e éd. 2024; Prix de la recherche et de la création de l’Université de Sherbrooke), La lutte pour la pleine reconnaissance des droits ancestraux (Yvon Blais, 2015; prix Minerve) ainsi qu’une trentaine d’articles et de chapitres d’ouvrages, dont deux courts textes dans la revue d’art actuel Inter. Il est actuellement directeur pour le Canada français de la Runnymede Society et a été professeur ou chercheur invité au Louvain Global College of Law, au Norwegian Centre for Human Rights, à l’École de droit de Paris Sciences Po, au Centre Marc Bloch de Berlin ainsi qu’à l’ancien Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal, université où il a également enseigné le droit constitutionnel comparé à titre de chargé de cours. Il a été stagiaire à la Commission de Venise et auxiliaire juridique auprès de l’honorable Marie Deschamps à la Cour suprême du Canada. (Photo : Michel Caron)

Georges Azzaria est professeur de propriété intellectuelle et de méthodologie à la Faculté de droit de l’Université Laval à Québec. Ses premières recherches ont porté sur les rapports entre l’art et le droit d’auteur, ainsi que sur le statut socio-économique des artistes. Depuis quelques années, il s’intéresse plus particulièrement aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle, sous l’angle du droit d’auteur, de la vie privée et de la régulation juridique. De 2017 à 2025, il a été le directeur de l’École d’art de l’Université Laval.


