Pierce Warnecke
Le travail de Pierce Warnecke, à la frontière de la musique expérimentale, des arts numériques et de l’art vidéo, est fortement influencé par l’observation de l’effet du temps sur la matière : modification, détérioration et disparition. Pour explorer ces observations, il aime à imaginer une problématique inexistante, une hypothèse irréelle ou une science fictive comme base de recherche artistique. Cette fausse piste imaginée prend ensuite forme par un processus de collection, filtrage et modification de phénomènes existants (objets, données, enregistrements) et se poursuit avec une réadaptation de cette matière récupérée en un contexte parallèle où symboles, sens signifiés et connexions culturelles deviennent des fantômes résiduels. Fils rouges de ses installations, la narration, omniprésente mais non explicite et l’utilisation d’objets et matériaux bruts, dialoguent avec une technologie ainsi rendue à son rang d’outil.
Il collabore avec des artistes comme Frank Bretschneider, Matthew Biederman et Keith Fullerton Whitman. Il a présenté son travail à MUTEK, CTM, Elektra, KW Institut, La Biennale NEMO, Martin Gropius Bau, MAC Montréal, Scopitone, LEV Festival, SXSW, et compose plusieurs pièces sonores et visuels pour l’Hexadome de l’Institut for Sound and Music à Berlin. Sa musique sort sur Raster et Room 40; il est représenté par DISK Agency, Berlin.

