IMAG(IN)E LE REPÉRAGE

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Image © Denis Groleau, courtesy of the scientist.

Que se passe-t-il lorsqu’un artiste et un scientifique se rencontrent pour la première fois, avec pour mandat de « collaborer » à un nouveau projet de recherche-création ? En nous produisant nous-mêmes, en tant qu' »expérience » institutionnelle, dans une méta relation de co-mélange entre la science et l’art, notre objectif est de générer un ensemble unique, rigoureux et enrichi de nouvelles connaissances, dont la forme reste à déterminer.

Quels sont les paramètres de la collaboration ? Outre la logistique, chaque collaborateur apporte une richesse de pratique professionnelle à la table (littéralement, dans le cas de ma première rencontre avec le Dr Groleau, la table du dîner). Où sont les convergences et les divergences entre nos expériences respectives ? L’exploration de ces points sera un processus lent, nuancé et antiméthodique : construction de relations, découvertes accidentelles, faux départs, méandres, concessions délibérées, détachement des « résultats », détection de nouveaux concepts/méthodes/états et promotion active de l’appropriation mutuelle tout au long du processus. Cela peut être intimidant et stressant pour certains, impossible pour d’autres. En tant qu’artiste rompu à la mise en forme de l’inconnu malléable, je trouve qu’entrer dans un arrangement aveugle et quelque peu indéterminé comme celui-ci est une entreprise merveilleusement revigorante.

L’image ci-dessus m’a été envoyée par Denis Groleau après notre première rencontre. Cette image représente quelques-unes de ses premières recherches publiées sur l’action enzymatique des bactéries sur la cellulose végétale, l’activité cellulolytique de la bactérie du rumen Bacteroides succinogenes (Can. J. Microbiol. 27(5):517-530 (1981), un bon point de départ pour nous, étant donné mes récentes recherches collaboratives avec la cellulose bactérienne (ici et ici). Et donc, nous avons nos premières convergences : les bactéries et la cellulose. La différence entre nos recherches, cependant, est que mon travail a été orienté vers la préservation de la cellulose générée par des bactéries, alors que le sien est spécifiquement orienté vers la décomposition de la cellulose à l’aide de bactéries.

J’ai été ravi de découvrir, lors de ma première visite, que Sporobole abrite, entre autres ressources fabuleuses, une magnifique suite de montage audio avec des capacités de mixage à 16 canaux. Le Dr Groleau m’a tout de suite demandé si je serais disposé à travailler avec de la musique. Et donc, mes premières pensées sont de commencer par développer une sonification multicanal des processus bactériens… Métabolique ? Enzymatique ? … Ou, tout ce qui peut être capturé sous forme de données et ensuite traduit. Je n’ai aucune idée de la façon dont cela pourrait être accompli ou de la façon dont cela évoluera, mais j’ai hâte de le découvrir. Nous avons dix mois pour jouer !

 

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)